Journal intime...
Courage
Il fait le beau et feint le bonheur, mais tout au fond, il n'est que pleurs, étouffé par les maux. Elle était sa raison d'être, sa lumière, mais il était trop fier pour les laisser naître, s'apprendre et s'aimer. "Tu avais raison, ne cessait-il de se répéter, tu avais tellement raison. J'avais peur, non pas d'un quelconque malheur, mais bel et bien de cet amour qui s’annonçait démesuré.
Aussi loin que le futur me mènera, tu resteras mon seul présent."
Raphaël Vancouver, 13.03.13
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Transcender
"L'amour exauce les désirs de la chair. Le Grand Amour exhausse l'âme."
Raphaël Vancouver, 12.02.13
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Larmes
Je pleure parce que je te pense. Ces larmes ne sont pas celles d'un homme triste, mais celles de l'enfant orphelin, celles de l'adolescent malade, celles du jeune homme effrayé par l'avenir. Mes plaies se referment. Mes cicatrices s'estompent. Mes souffrances et mes douleurs passées sont en liquidation lacrymale. Ton regard guérisseur a fait son oeuvre.
Ton amour infini m'a donné l'éternité. Je pleure parce que tu me panses.
Raphaël Vancouver, 12.01.13
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Mayron Kenzo Galaad
Comment se peut-il qu'un aussi petit corps contienne autant d'énergie ? Comment se peut-il qu'un aussi petit coeur cultive et dispense autant d'amour ? Comment se peut-il qu'un aussi petit homme possède une âme aussi grande ? Tu es ma vie, ma raison d'être première et ma plus belle "conquête". Tu as fait de moi un homme, mon fils. Je t'aime.
Je t'aime d'un amour qui verra l'éternité.
Raphaël Vancouver, 12.12.12
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Ephémère
Tu demeures parmi les plus grands mystères de ma vie. Au point qu'il m'arrive de me demander si je ne nous ai pas rêvé. L'intensité dans le moindre souffle, ces mots dont nous n'avions pas besoin pour nous parler, des sentiments brûlant jusqu'à nos âmes, le gouffre que laissait l’absence de l'autre, n'eut-elle duré qu'une heure...
Jamais je n'avais connu cela. Je n'y ai pas cru. Et par peur, par lâcheté, je nous ai gâché. Cette idée me plonge dans un tel effroi que mon seul anti-douleur, aussi éphémère qu'illusoire, est de penser qu'une histoire comme la nôtre ne peut avoir existé... que dans mes rêves.
Raphaël Vancouver, 12.11.12
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Jusqu'où ?
Marthe esquissa un sourire, malgré un visage que le temps avait changé en cire. Il n’y avait plus une seule larme dans les yeux de la jeune femme.
Elle les avait répandues en offrande devant l’autel de ses souffrances, espérant, jusqu’à la dernière de ces perles cristallines, émouvoir quelque Dieu démissionnaire.
Raphaël Vancouver, 12.10.12
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Partie
A l'heure où j'écris ces mots, tu mènes ta vie, sans doute loin d'ici. Peut-être est-elle conforme à l'image que tu en avais quand nous étions petits.
Ou peut-être te rend-t-elle affreusement malheureuse. Je n'ose y penser. Pour ma part, je me suis cherché pendant des années et je me cherche encore, en vérité.
Mais aujourd'hui, je sais une chose : A travers cette quête de moi-même, c'est en réalité toi que je cherche. La vie nous a offert un instant d'éternité cet après-midi-là.
Nous n'étions que des enfants, pourtant nos regards disaient des mots que notre jeunesse ne pouvait connaitre. Si je devais mourir sans te revoir, ne serait-ce qu'un instant, alors j'aurais l'éternité pour pleurer.
Raphaël Vancouver, 12.09.12
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Toi
J'ai foulé marches et pavés dans ces coins reculés où l'homme cherchait juste un peu de spiritualité. J'ai traversé mers et océans en direction du couchant, la tête dans les étoiles, pour atterrir sur ces îles aux eaux cristal.
J'ai pris la route, j'ai pris le temps. J'ai pris la pluie, j'ai pris le vent. J'ai pris panique, au nom du vivre, quoi qu'il en coûte.
Sur le chemin du retour, j'ai compris que j'avais appris la leçon. La terre de mes rêves a été et restera à jamais ce petit coin de bonheur que tu m'avais donné, là, au fond de ton coeur.
Raphaël Vancouver, 12.08.12
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Licence
Un jour, je me suis fracturé le regard à cause d'une chute de rein.
Raphaël Vancouver, 12.07.12
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Délivrance
Les rêves sont les jardins de paix d'une âme en peine. Quand la souffrance du cœur pousse à l'errance, quand les envies se meurent, quand les désirs se distillent dans les larmes. Les rêves sont les jardins de paix d'une âme en peine.
Raphaël Vancouver, 12.06.12
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Des maux d'amour
"Quoi de plus commun pour une femme qu'une séance de maquillage !? Pourtant, je redoutais celles qu'il me réservait. Au fil du temps, elles devenaient de plus en plus marquantes.
Ce bleu nuit qu'il mettait autour de mes yeux. Ce rouge sang qu'il faisait déborder adroitement du creux de mes lèvres... Je suis partie sur un violent coup de tête. Il me répétait sans cesse que sans lui, j'allais me casser le nez... Un énième mensonge.
Je n'avais plus peur de me casser le nez. Ce dernier coup de tête s'en était chargé."
Aujourd'hui, cette femme est en paix. Mais cette paix-là, elle l'a acquise au prix de sa vie. Cet homme, son homme, qui ne cessait de lui crier combien la vie était insupportable avec elle, s'est vite rendu compte que c'était pire encore sans elle. Mais cette fois-là, il le lui a expliqué trop fort.
On aurait pu retrouver ces mots au fond d'un tiroir, comme un appel à l'aide inavoué, un cri de détresse étouffé...
Savez-vous ce qui me glace le sang ? C'est de penser qu'à cet instant précis, un tiroir renferme un appel de ce genre, un cri étranglé par les menaces et la peur.
Raphaël Vancouver, 12.05.12
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Mer natale
Les puissants moteurs du bateau ne se laissaient pas intimider par les vagues déchainées des hauts-fonds.
Durant toute son enfance, il avait entendu parler de la Dominique, cette île des Caraïbes que l’on aperçoit par beau temps depuis les côtes martiniquaises.
Ce matin-là, pour la première fois depuis presque une vie, il empruntait le canal qui les reliait. Il était parti de la Dominique et se dirigeait vers l’île aux Fleurs, son île, la Martinique.
Il avait tenu à faire la traversée sur le pont, accroché tant bien que mal à ce qu'il pouvait. Il ne voulait rien perdre de cet instant qui restera à jamais gravé dans sa mémoire.
Les giclées d’eau salée qui venaient frapper son visage, se mêlaient à des larmes d’émotion qu’il était devenu, dès lors, inutile d’essayer de masquer.
Raphaël Vancouver, 12.04.12
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Mots pour maux
"Je t'aime", lui a-t-elle avoué, après tant d'années passées à essayer de le haïr de tout son coeur ; "monnaie d'échange" qui n'a pas suffi à racheter et effacer un amour devenu éternel.
"Je t'aime, je t'aime comme au premier jour", lui a-t-il répondu. Puis ils restèrent ainsi, enlacés, peau contre peau, comme pour tenter de diluer leurs plaies dans une étreinte qu'ils auraient voulue éternelle.
Ils restèrent ainsi sans mot dire, à maudire tous ces maux qu'ils s'étaient faits.
Raphaël Vancouver, 12.03.12
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Par delà les dunes
Mes expéditions m'ont conduit jusqu'au bout du monde.
Dans ces lieux que l'homme "moderne" appelle "coins de rêve".
Lui qui ne prend jamais la peine de s'y attarder pour autant.
Lui qui ne voit jamais pleurer le petit enfant qui a mal parce que son ventre est vide.
J'y ai vu l'enfer au paradis, dans ces endroits où le coucher de soleil n'a nul pareil.
Je ne pensais pas que l'Homme pouvait connaitre autant de misère en une seule vie.
Et pourtant, tes yeux n'en disaient rien, derrière ton habit de lumière pour te protéger des rayons et des tempêtes.
Ils étaient noirs et grands. Ils étaient beaux et profonds. Ils étaient tellement souriants et tellement bienveillants.
Tu m'as regardé comme si l'on se connaissait de toujours, comme si l'on s'aimait depuis toujours.
J'en ai pleuré. J'en ai pleuré une nuit durant.
Pourtant mon ventre à moi était plein. Mais mon coeur était vide.
J'aurais voulu t'emmener.
J'aurais dû t'emmener, toi qui m'avais offert la seule chose qui ait jamais compté dans ma "vie de rêve".
Raphaël Vancouver, 12.02.12